Août 2007

Burkina Faso, Zambie et Kenya… Partout des filles!

Grâce à votre appui, 60 millions de filles a accompli beaucoup en très peu de temps… et elle continue son action. J’aimerais vous informer de quelques-uns des résultats obtenus et des projets en cours, et vous donner un aperçu de ce que j’ai vu durant mon récent voyage dans le Masai Mara et à Nairobi, au Kenya.

Burkina Faso

À Montréal, en avril dernier, j’ai eu le plaisir et le privilège de rencontrer les membres d’une délégation du gouvernement de Burkina Faso, dont faisait partie le ministre de l’Éducation. UNICEF Québec avait organisé cette visite et m’avait aimablement invitée à rencontrer également des membres du personnel d’UNICEF Burkina Faso, coordonnateurs du projet de construction d’une école satellite en 2005.

L’école a été inaugurée en novembre 2006 et elle a eu un impact considérable sur la vie de la communauté de Sarfalao. Plus de 220 enfants la fréquentent. Les bâtiments sont neufs, les classes sont meublées et équipées; les enfants ont accès à des latrines et à de l’eau potable grâce à une pompe installée récemment. Les jeunes filles peuvent en toute sécurité confier leurs jeunes frères et sœurs au centre de jour, ce qui leur permet d’aller à l’école.

Le ministre de l’Éducation s’est montré très reconnaissant de l’appui des nombreux donateurs et bénévoles de Montréal qui ont rendu ce projet possible. Les membres du personnel d’UNICEF Burkina Faso se sont dit eux aussi reconnaissants et ont insisté sur les effets positifs qu’a eu la construction de l’école : les classes sont moins surchargées et un plus grand nombre d’enfants - et parmi eux beaucoup de filles – peuvent maintenant s’instruire. Pour plus de détails sur ce projet, cliquer ici: http://www.60millionsdefilles.org/francais/project_2005.html

Zambie

Le Centre de formation Umoyo a reçu 100 000 $ de 60 millions de filles, un don fait à la fondation Stephen Lewis en 2006. Des centaines de jeunes filles de 14 à 18 ans, la plupart orphelines à cause du sida et chefs de famille responsables de leurs frères et soeurs, vont pouvoir profiter des nombreux programmes qui leur donneront une chance de reprendre une vie normale et de retrouver l’espoir en un avenir meilleur, grâce à l’acquisition de connaissances et de nouvelles compétences. Pour plus de détails sur ce projet, cliquer ici: http://www.60millionsdefilles.org/francais/project_2006.html

À Montréal, en mars dernier, un documentaire touchant à propos du centre a été projeté à l’Office national du film. Nous remercions chaleureusement Rebecca Levere, de University of Toronto Schools (UTS), et son équipe de nous l’avoir présenté. http://citizen.nfb.ca/onf/info?did=2061

Kenya

Je rentre tout juste d’un voyage de 14 jours au Kenya (payé personnellement). J’y ai visité des projets extraordinaires dans différentes régions. Durant la majeure partie du voyage, j’ai vu de mes yeux le travail d’Enfants Entraide (Free the Children), notre partenaire pour le projet éducatif de la fondation en 2007. La visite des écoles, les rencontres avec les mères, les pères et les enfants de la communauté, les conversations avec les enseignants et les directeurs d’école, avec les agents communautaires ainsi qu’avec le personnel d’Enfants Entraide m’ont fourni une occasion extraordinaire d'enrichir mes connaissances sur les programmes en cours, J'ai pu constater avec plaisir que ces programmes fonctionnent efficacement et qu'ils permettent de s’assurer que les enfants, et plus particulièrement les filles, non seulement fréquentent l’école mais terminent leurs études, ce qui est aussi important. Nous savons que les fonds amassés cette année serviront à la mise en œuvre d’un projet concret, efficace et bien administré dans une communauté fortement impliquée. Pour plus de détails sur ce projet, cliquer ici: http://www.60millionsdefilles.org/francais/project_2007.html

La fondation travaille sans relâche pour découvrir les bonnes pratiques et les meilleurs programmes utilisés dans le monde pour favoriser la scolarisation des filles. Nous avons eu la chance de rencontrer de nombreuses personnes en charge de projets dans différents pays et de les écouter raconter ce qui en a fait des succès. La pérennité et l’efficacité restent la pierre angulaire des projets que la fondation soutient.

Le comité exécutif de 60 millions de filles, entièrement composé de bénévoles, est fort et continue de se développer. Les 25 membres réguliers que comptent actuellement les sous-comités et les nombreuses autres bénévoles ont très hâte de vous accueillir à la prochaine conférence de la fondation à l’École des hautes études commerciales, à Montréal, le 20 novembre prochain. Le conférencier invité sera Craig Kielburger, fondateur d’Enfants Entraide, candidat au prix Nobel de la paix.

Nous sommes fières de voir que les projets que nous avons soutenus ont un impact profond dans les régions où ils sont établis. Ensemble nous changeons vraiment le monde pour plusieurs centaines des enfants les plus vulnérables et les plus marginalisés du monde, qui pourront développer tout leur potentiel et contribuer au renforcement des communautés dans les décennies à venir.

Merci de faire partie de cette réalité!

Wanda Bedard
Présidente
Fondation 60 millions de filles


Coup d’œil sur le Kenya

La république du Kenya est un pays d’Afrique orientale. Elle est bordée par l’Éthiopie au nord, la Somalie à l’est, la Tanzanie au sud, l’Ouganda à l’ouest et le Soudan au nord-ouest. Elle est baignée par l’océan Indien au sud-est.

Colonie de la Couronne britannique, le Kenya a obtenu son indépendance en 1962, en grande partie grâce à la révolte des Mau-Mau, une société secrète légendaire. Pour de nombreux Africains sur le continent et autour du monde, ce mouvement révolutionnaire leur rappelle une victoire remportée de haute lutte par les Africains contre le pouvoir colonialiste.

Le Kenya est un pays riche de sa diversité tant géographique que culturelle. Il est la plaque tournante régionale du commerce et de l’activité économique de l’Afrique orientale. Très cosmopolite, sa capitale, Nairobi, est l’une des villes les plus modernes et les plus animées du continent. L’industrie touristique est des plus florissantes. (Qui n’a pas entendu parler des extraordinaires safaris kenyans?) Les touristes ont le choix entre la nature sauvage, la côte, les montagnes, les forêts et les lacs.

Le Kenya est aux prises avec de hauts taux de chômage et de pauvreté, et la pandémie de VIH/sida continue de faire des ravages. Malgré les efforts du gouvernement, tous les Kenyans n’ont pas un accès universel et gratuit à une éducation primaire.


Mon premier voyage en Afrique : le Kenya!
par Vida Fereydoonzad

La chance de ma vie! Mon voyage au Kenya (avec ma mère, Wanda) m’a fait découvrir un monde tout à fait nouveau. J’en ai appris beaucoup sur d’autres cultures et mon regard sur la vie a changé. Pourtant, dans le fond, les gens que nous avons rencontrés n’étaient pas si différents de nous. Les enfants faisaient ce que font tous les enfants : ils jouaient, riaient et faisaient des bêtises.

Le Kenya est un beau pays. Les paysages qui nous entouraient étaient stupéfiants. Je m’étais toujours imaginé l’Afrique comme un continent sec et désertique, mais la campagne était couverte d’une végétation luxuriante. Et tout le monde était tellement amical! Dans le Massaï Mara, les gens nous faisaient signe de la main et nous souriaient, même lorsqu’ils étaient très occupés. C’est une chose qui me manque : ici, en Amérique du Nord, et même en Europe, lorsque vous regardez un étranger et que vous lui souriez, il est rare qu’il vous sourie à son tour amicalement.

Durant mon séjour dans le Massaï Mara, accompagnée par des membres d’Enfants Entraide (Free the Children), j’ai appris de première main l’importance qu’a l’éducation dans une société quelle qu’elle soit. Nous avons eu la chance de visiter une communauté qui possède une école depuis quelques années, et nous avons pu voir comment elle était autonome. Les femmes créaient des associations et des groupes de soutien. Les parents assistaient à des séances d’information où ils apprenaient les principes de base en santé pour pouvoir mieux prendre soin de leur famille. Il était évident que les enfants apprenaient bien à l’école et ils rentraient à la maison les poches pleines de connaissances. La communauté était plus solidaire et se renforçait. Plus important encore, elle ne perdait pas sa culture. Enfants Entraide a construit les écoles, mais ce n’est qu’avec l’aide de la communauté que l’organisme a pu faire de la scolarisation une réussite.

Je me suis rendu compte que l’éducation est réellement la solution de base à leurs problèmes. C’est par l’éducation que les gens apprennent comment rester en santé et prévenir les maladies. C’est par l’éducation qu’ils peuvent briser le cercle de la pauvreté et réussir leur vie. C’est par l’éducation qu’ils apprennent que certaines de leurs traditions peuvent être nuisibles à la santé de leurs enfants (par exemple l’excision). Ce voyage et la vision de si dures réalités m’ont fait comprendre que nous, en Amérique du Nord, nous avons une multitude d’outils et de possibilités d’action. Nous n’avons pas choisi de naître dans un pays riche. Personne, dans un pays pauvre, n’a choisi d’y naître. Nous avons la richesse et les connaissances nécessaires pour faire une différence dans ces sociétés.

Notre séjour à Nairobi, dans les jours suivant notre visit dans le Massaï Mara, a été une tout autre aventure. La capitale du Kenya est une ville sans classe moyenne et cela se voit. D’un côté de la route, il y a de très hauts édifices et des hôtels chic, de l’autre côté, caché par une clôture, s’étend un immense bidonville, Mathare, où vivent des centaines de milliers de personnes. Guidées par deux membres de MYSA (Mathare Youth Sports Association), une association sportive regroupant des jeunes de Mathare, nous avons pu le traverser à pied. Je n’arriverai pas à vous faire comprendre ce que nous avons ressenti. Ni les mots, ni les photos, ni même un film vidéo ne peuvent donner une image juste de cette réalité. J’en ai eu une petite idée en parcourant seulement quelques rues. Le peu que j’ai vu m’a dégoûtée. La puanteur, le manque d’espace et la promiscuité étaient atterrants. Des vaches, des chèvres et des porcs vivaient parmi les gens. J’ai trouvé les conditions de vie des animaux à peine acceptables, imaginez celles des familles! Pas d’eau potable, pas de toilettes, aucune hygiène; eau potable, toilettes et conditions d’hygiène acceptables sont le privilège des gens qui ont de l’argent. Avec un taux de chômage d’environ 60 %, il n’est pas surprenant que le quart de la population vive dans la plus extrême pauvreté.

Dès le lendemain de notre visite dans le bidonville, nous avons rencontré des employés de l’UNICEF. Nous avons parlé de leurs projets en cours : des changements positifs sont effectués. À l’AMREF (African Medical and Research Foundation), l’Association pour la médecine et la recherche en Afrique, on nous a également parlé des actions incroyables qui sont entreprises. À travers le monde, il y a de magnifiques projets et des personnes remarquables qui accomplissent de grandes choses. Les organismes ont de l’expérience dans les domaines dans lesquels ils travaillent et leur personnel est des plus compétent. Nous qui vivons dans les pays riches et ne pouvons faire une différence en travaillant sur le terrain, nous pouvons faire notre part et appuyer les personnes qui font une différence. Nous avons la tâche la plus facile.

Dans l’ensemble, j’ai aimé mon voyage. Mes yeux sont maintenant grands ouverts et je suis prête à passer à l’action. Je vais faire de mon mieux pour convaincre les gens que l’éducation est réellement la meilleure solution. Elle permet de résoudre bien des problèmes! J’ai vu les résultats!


Comment appuyer 60 millions de filles…

Dès que quelqu’un nous demande d’appuyer une cause ou un organisme, nous pensons souvent : «Il faut que je fasse un chèque!» Toutefois, il y a bien d’autres manières de soutenir une cause. Vous pouvez utiliser vos compétences, vos talents et votre créativité et mettre vos relations à contribution pour aider 60 millions de filles à s’assurer que, chaque année, des centaines de filles exercent leur droit à une éducation de qualité. Les dons sont essentiels au financement de nos projets, vraiment remarquables, mais le temps consacré à la cause que la fondation défend peut équivaloir à un don en argent important. On vous explique…

Pour pouvoir transmettre notre message à des donateurs potentiels, il nous faut développer notre réseau, communiquer les renseignements, tenir à jour le site Web, rédiger des textes sur notre action et les accompagner de photos. Nous assumons les tâches administratives, par exemple la gestion des dossiers confidentiels, l’émission des reçus aux fins de l’impôt et la diffusion d’information. Nous voyons également aux opérations bancaires et à la comptabilité pour le dépôt des chèques et des dons reçus par la fondation.

Nous organisons toutes les activités reliées à la conférence annuelle de l’automne, y compris la recherche de forfaits et d’articles exceptionnels pour l’encan silencieux. Nous faisons la publicité de la conférence et nous vendons les billets. Nous répondons aux demandes de renseignements des donateurs et des bénévoles.

Nous sommes constamment à la recherche de fournisseurs de biens et services pour que les coûts d’opération soient maintenus au plus bas. Il y a souvent des recherches à faire pour l’évaluation des projets, la rédaction d’articles pour le bulletin ou l’établissement de liens avec d’autres organismes et d’autres groupes dévoués à une cause semblable à la nôtre.

Nous avons besoin de personnes qui pourront amasser des fonds pour la fondation grâce à leurs propres initiatives en matière de collecte de fonds : réunion d’amis, activité menée auprès des membres d’un organisme ou d’une association dont elles font partie, participation des élèves d’une école de son quartier à une activité de soutien au droit à l’éducation d’autres enfants dans le monde, etc.

La liste des actions bénévoles possibles peut s’allonger à l’infini! Les seules limites sont celles de votre créativité!

Vos talents et vos relations peuvent avoir un pouvoir multiplicateur. Il est certain que vous pouvez nous aider à dépasser nos objectifs. À la fondation, nous y travaillons nous-mêmes tous les jours.

Si vous avez une idée, si vous désirez offrir votre aide dans un domaine ou un autre, veuillez communiquer avec nous. Nous sommes toutes des bénévoles extrêmement déterminées et, nous en sommes convaincues, ensemble nous pouvons changer le monde!